Flyin-mama présente: The Flying cats (sic)

 

Il y a quelques mois, un peu plus d’un an pour être exact, la famille Flying s’est agrandie, accueillant avec joie les petits Flying cats Maverick et Goose, nos deux chats sauvés de l’enfer de l’aéroport de Roissy par l’association Cats In The Air. Un véritable bonheur que ces deux boules de poils amusantes, énervantes, envahissantes, ronronnantes, câlinantes. C’est sûr avec nos deux « chaviateurs », la monotonie n’était plus de mise! Jusqu’au jour où nous avons regretté de leur avoir donné des noms de héros d’un film sur l’aviation. Parce qu’il semblerait que nous leur avons donné des idées à défaut d’ailes…

Un samedi matin, mon fils, après avoir joué à la DS en cachette sans un bruit, me tire de ma presque grasse matinée en me disant qu’il n’a pas vu Goose depuis son réveil. Immédiatement surprise, je me mets à chercher le pot de colle poilu qui doit être caché. Ou enfermé dans un placard alors qu’il dormait. Ou enfuit sur le balcon des voisins parce qu’il a son super copain là bas.

Aucun recoin de notre appartement n’est écarté de notre enquête minutieuse. Mais si Maverick est bien là, aucune trace de Goose. Terriblement inquiets, mon fils et moi allons faire le tour des voisins du pallier. Rien, même pas le début de la trace du bout de la queue d’un chat. J’ai compris depuis longtemps, mais il a fallu que je vérifie toutes les autres possibilités avant. Nous vivons en bordure d’un parc immense et s’il est tombé du balcon, puis qu’il n’est ni à l’hôpital, ni mort écrasé (j’ai passé quelques appels pour vérifier), alors il doit être perdu dans cette jungle.

Nous faisons des affichettes, beaucoup. Je ne néglige aucune piste, nous sonnons chez les commerçants et leur laissons quelques pancartes. Autour de notre immeuble, puis dans le parc. Nous l’appelons toute la journée, puis à la fermeture du parc, tard le soir, sous la pluie, nous capitulons. Je couche mon fils, épuisé, dévasté, et retourne devant la grille du parc pour l’appeler, mais rien. Toutes les deux heures je recommence, s’il entend ma voix il ne s’éloignera pas.

Au petit matin, nous faisons à nouveau le tour du Parc. Nous discutons avec les dames qui nourrissent les chats errants, elles ne l’ont pas vu. Mais la surface à couvrir est tellement grande, il peut être n’importe où, près ou loin, dans un endroit inaccessible par l’homme, peut être même dans un très sale état. Parce qu’évidemment nous ne vivons pas au rez-de-chaussée.

Nous retournons nous réchauffer un peu chez nous pour pouvoir poursuivre nos recherches dans l’après midi, quand mon téléphone sonne. Une fillette me dit qu’il y a un chaton qui ressemble à celui de l’affiche dans le hall de son immeuble! Je le voyais plutôt en pleine nature, mais nous allons vérifier quand même! Ma voix monte dans les aigus malgré moi quand je dis à Lucien de sauter dans ses baskets pour aller vérifier une nouvelle piste. J’y crois, après tout, le cauchemar va peut être s’arrêter là.

Une minute plus tard, nous sommes dans la rue. J’ai une boule dans la gorge, mon fils a la bouche ouverte toute ronde. A deux numéros de notre immeuble, la fillette et sa maman, qui ne parle pas français, et qui a donc fait appeler sa fille pour elle, nous attendent. Elles ouvrent la porte de leur résidence et je balaye les lieux du regard. Au fond, devant la porte entrouverte de l’appartement d’un jeune couple, confortablement installé sur un paillasson, se trouve mon Goose! Je l’appelle, il relève la tête, miaule, et trottine vers nous. Mes yeux sont mouillés de larmes, je n’y vois plus rien. Je demande à Lucien si je ne rêve pas, si c’est bien lui, il me le confirme en pleurant à son tour…

Rien, même pas un ongle cassé. Après l’avoir emmené chez le vétérinaire pour un bilan de santé, le soulagement peut enfin s’installer dans nos coeurs. Nous le câlinons en le laissant reprendre des forces. Et lui qui n’était pas très caresses passe son temps à nous en réclamer. Nous plaisantons même en disant que si la solution pour avoir des câlins à toute heure est de passer les chats par le balcon, il allait falloir penser à y jeter son frère. De l’humour noir surgissant après un stress énorme.

Ou une prédiction, une vision… 3 semaines plus tard, alors que j’étais en Colombie, Mon amoureux se prépare à se coucher. Il fait le tour de l’appartement, et ne trouve plus Maverick. Il le saisit immédiatement, le cauchemar recommence. Il enfile ses baskets à la vitesse de l’éclair, ne prend pas le temps d’attendre l’ascenseur et dévale les marches quatre à quatre.

Il arrive dans le hall de l’immeuble, et il voit notre Maverick, la tête ensanglantée. Il est vivant, mais bien amoché. Quelqu’un a dû le voir tomber du balcon et l’a déposé dans le hall, en sécurité, parce que notre rue est meurtrière pour les animaux égarés. Chez le vétérinaire, à 4 heures du matin, Il apprend que notre bébé dodu a des chances de survie, que grâce à une spécificité féline, c’est son palais qui s’est fendu en deux, permettant au crâne de ne pas éclater à l’impact. Il reste deux jours sous morphine et sous surveillance. Puis rentre à la maison, quelques heures avant moi, qui vit un enfer à l’autre bout du monde sans savoir exactement comment il va.

Il a survécu, en mangeant très peu et sans pouvoir boire parce que l’eau passait de sa bouche à son nez par le trou laissé dans le palais. Il n’est pas devenu plus câlin, comme nous en avions plaisanté sans imaginer un seul instant que ça allait arriver. Je t’invite à garder tes félins dans ton appartement, ça ne fonctionne pas du tout!

Alors mes chaviateurs, mes Flying cats, j’aurai aimé qu’on vous trouve dans un autre lieu qu’un aéroport finalement, parce que si je trouvais le rapport avec ma profession d’hôtesse de l’air rigolo, j’ai bien compris que les chats n’étaient pas faits pour voler…

 

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3 réflexions au sujet de « Flyin-mama présente: The Flying cats (sic) »

  1. Notre chat a interdiction formelle d’aller sur le balcon. C’est un peu contraignant l’été mais depuis 13 ans on est habitué. Ça peut sembler pas sympa mais il y a bien trop d’accident. Une amie a perdu son chat comme ça il y a quelques mois d’ailleurs. Après il y a les filets pour balcon. Je ne sais pas ce que ça vaut.

  2. Bonjour, jhabitai au 1er sur cour, heureusement 2 fois retrouvé dans la cour.
    Maintenon maison et jardin clos, mais saute sur le mur ou passe sous le portail en mode rampage lol

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